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L'édito de la Présidente

Réduire la pollution et ralentir le changement climatique permettrait d’améliorer la santé en particulier des plus fragiles

publié le 08/09/2020 | par Isabelle Bossé

Selon un rapport publié le 8 septembre par l’agence européenne pour l’environnement ( AAE) , la dégradation de notre environnement est encore plus péjorative qu’on ne le pensait, et entraînerait 13 % de décès prématurés, en particulier chez les plus fragiles.

Les conséquences néfastes de la dégradation de notre environnement sont particulièrement ressenties par les populations les plus vulnérables.
La crise du Covid a frappé un monde qui n’avait pas connu de péril épidémique de cette ampleur depuis plus d’un siècle, et qui n’y était donc pas préparé.

Beaucoup de questions et d’incertitudes demeurent, mais parmi les données liées aux facteurs de risque de mortalité, la précarité est une certitude.

Les plus pauvres sont aussi les plus vulnérables : conditions de logement, nutrition, éducation, accès aux soins, tabagisme, pollution, conditions de travail etc.. ont un retentissement direct sur la santé et l’apparition de diverses pathologies chroniques, les « co morbidités », qui dans le cas de la Covid 19 ont été retrouvées chez de nombreux patients décédés.
Hans Bruyninkx, directeur exécutif de l’AAE, conclut que ce rapport indique : « qu’une action forte est nécessaire pour protéger les plus vulnérables de notre société, la pauvreté allant de pair avec une vie dans de mauvaises conditions environnementales et d’être en mauvaise santé ».
Il conviendrait d’adopter une approche intégrée des politiques de santé et d’environnement, pour diminuer l’incidence de la morbidité et de la mortalité en lien avec la pollution en Europe.

Cette terrible épidémie a mis en exergue la fragilité de nos sociétés, mais aussi nos capacités à réagir et en prendre conscience est déjà une grande avancée.